How Belgians speak French

– Bonjour à tous! Bienvenu à Bruxelles! Aujourd’hui je me trouve avec mon ami, Conor, un sacre irlandais! Et on va parler un petit peu de à propos de belgicismes à propos des expressions des mots qu’on a en Belgique, qu’on ne retrouvera pas par exemple en Suisse ou dans le Maghreb francophone ou au Québec ou en France même.
Et donc maintenant.
– On va commencer par les chiffres, n’est-ce pas? La première chose qu’un étranger remarque ici en Belgique est que par contre qu’en France on n’utilise pas les chiffres comme quatre-vingts, quatre-vingt-dix.
Pardon! Excuse-moi! Je suis trompé.
on n’utilise pas les chiffres comme soixante-dix et quatre-vingt-dix.
– On ne fait pas de calculs en Belgique.
Pas de mathématique, pas de calculs.
on laisse tout logique sauf le quatre-vingts.
Le quatre-vingts n’est pas très logique, c’est quatre fois vingt.
Bon! – Donc qu’est-ce qu’on dit au lieu de quatre-vingt-dix par exemple? – Au lieu de quatre-vingt-dix on suit la logique, on dit ‘nonante’.
Ça vient de ‘neuf’ ‘nonante’ donc c’est assez logique, on dit ‘nonante’, ‘nonante et un’, ‘nonante-cinq’.
Vous entendrez souvent les prix belges ‘quatre euros nonante-neuf’.
et jamais quatre euros quatre-vingt-dix-neuf – soixante-dix devient? – Septante! Ça vient de ‘sept’ donc c’est ‘septante’.
‘Nonante’ ça vient de ‘neuf’.
Donc on aura septante-cinq cents et pas soixante-quinze cents.
On trouve les français très bizarre ici.
– Bon! Donc pour un étranger pour apprendre la langue française les chiffres sont bien plus logique ici en Belgique.
Moins de calculs.
– Plus de logique.
– Bon! Super! Et une chose que j’ai rémarqué toute suite que je suis venu habiter en Belgique est que les belges de temps en temps ont l’habitude de dire.
de l’utiliser ‘savoir’ et pas ‘pouvoir’.
Même s’ils veulent dire que ce n’est pas possible ils ont l’habitude de dire.
bon.
c’est.
ne savoir pas le faire! – On ne sait pas très clair.
Dans mon cas, je ne comprends pas trop ce qu’il veut dire alors il va essayer d’illustrer ça avec un exemple quand il était au café.
– Oui, donc.
une fois je suis allé dans un caféet je voulais un cappuccino.
Mais pas un cappuccino à la viennoise mais un cappuccino à base de lait donc j’ai demandé s’il pouvait faire un cappuccino italien ou à l’italienne.
Et il m’a répondu « Excusez-moi, Monsieur, mais je ne sais pas le faire.
» Et j’ai vu qu’il y avait la machine à café derrière lui.
derrière le comptoir.
et bon, j’ai dit.
il ne savait pas le faire il faut lui montrer.
comment on fait un bon cappuccino.
J’ai offert mes services et en fait, il a répondu « Monsieur, ce n’est pas possible! » Ce n’était pas clair pour moi parce qu’il a utilisé ‘savoir’ au lieu de ‘pouvoir’.
Et j’ai trouvé ça un truc étrange et typiquement belge! – D’accord! Et il y a beaucoup d’autres exemples par exemple qui peuvent êtremarron pour.
– Très marron! – Si tu vas à la piscine en Belgique il faut faireattention – Très attention! Si tu es mouillé, il ne faut pas demander une serviette! – Est-ce que tu peux expliquer le problème? – Voilà le concept.
si tu es mouillé et que tu as envie de te sécher en Belgique.
ou quand tu parles avec des belges et il faut surtout et surtout pas demander une ‘serviette’ parce que ça va être très dur de te sécher avec une ‘serviette’.
Ils vont te ramener une espèce de mouchoir qu’on utilise quand on va à un dîner et donc se sécher avec ça, c’est à la limite.
il faudrait utiliser le mot ‘essuie’ en Belgique.
Voilà! – Voilà! Donc une ‘serviette’ en France devient un ‘essuie’ en Belgique.
Sinon tu ne vas pas te sécher.
C’est sûr! Bon! Et dans un fast food à Bruxelles, par exemple, on entend souvent l’expression « Monsieur, je voudrais une mitraillette! » Mais ils ne veulent pas acheter des armes à feu.
– Non! Il veut tuer personne toutce qu’il veut est un pain français.
C’est une baguette mais on dit « un pain français ».
Ce n’est pas très logique pour un français mais pour un belge c’est logique de dire « un pain français ».
C’est une baguette.
C’est une baguette qu’à l’intérieur on peut mettre une base de viande.
hamburger Je ne sais pas de viande à base de poulet veau et cetera.
Il y a des frites et de la sauce et on appelle ça « une mitraillette ».
Ça n’a pas grande ressemblance avec la vraie arme à feu mais c’est comme ça.
– C’est dangereux en tout cas pour la santé! – Voilà! – Un mot que je trouvais vraiment intéressant parce que je parle aussi le portugais, ici en Belgique on peutdemander une ‘chope’.
C’est vrai? – Ouais! On peut demander une ‘chope’ et même plusieurs! – Et où on peut demander une ‘chope’? C’est quoi exactement? – Dans n’importe quel bar tu peux demander une ‘chope’.
Une ‘chope’ est une bière et en portugais du Brésil c’est la même chose : ‘um chope’ ou ‘um chopinho’.
On peut demander ‘um chopinho’ dans un bar ou dans une café.
– Voilà! Exactement! – Et en plus, en Belgique, il y a influence de la langue néerlandaise parce que la Belgique est un pays trilingue avec le français le néerlandais et l’allemand donc un bon exemple est si tu appelles quelqu’un un ‘dikke nekke’.
– Un ‘dikke nekke’ est quelqu’un qui a vraiment un grand cou.
C’est un moyen de dire que quelqu’un est français – ‘un dikke nekke’.
C’est quelqu’un qui est arrogant qui est un peu qui se croit mieux que les autres il voit tout de l’haut.
il prend tout le monde de haut – Arrogance ça? – Arrogance.
insouciance.
C’est un ‘dikke nekke’, quoi! Ce sont des belgicismes et merci!.

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