Hergé vu par Catherine Bachand

Comme plusieurs personnes de ma génération,c’est ciné-cadeau qu’on avait dans le temps des Fêtes… et puis la bédé était là! Tintin était là.
Astérix également.
Puis, quand on était enfants, on n’avaitpas la technologie qu’ont nos enfants; on ne pouvait pas enregistrer la télévisionet le réécouter le reste de l’année.
Alors, ce qu’il nous restait quand Ciné-cadeauétait terminé, c’était de se tourner vers les albums.
Le bon vieux papier, imagines-tu? Pas de tablette, rien! C’était extraordinaire, parce qu’on voyageait,et on avait ces albums à la maison.
Que ce soit… justement, je disais Astérixtantôt, mais les Tintin également… Alors c’est quelque chose que je lisais, enfant.
Mais plus tard, quand je suis arrivée aucégep, j’ai étudié la bande dessinée, et j’ai eu la chance d’étudier avec un hommequi s’appelle Richard Langlois, qui était une sommité de la bande dessinée,ici, au Québec, mais également reconnue sur la scène internationale.
Richard Langlois, au Collège de Sherbrooke,avait monté un programme complet sur la bande dessinée,et il correspondait avec Hergé.
Ils se connaissaient personnellement, et ilconnaissait tellement de choses sur l’œuvre d’Hergé…Le pourquoi du parce-que du petit détail du petit bijou qui était mis à cet endroit…Ou encore, la musique! Les notes de musique qui apparaissaient, cen’est pas du hasard! Tout était tellement recherché! Ce n’était pas seulement…C’était à la fois un artiste visuel, mais un artiste extrêmement complet, qui étaithabité par ses personnages, et qui voulait les mettre en vie.
Il faisait tout pour pouvoir leur donner vie.
Les artistes qui sont derrière la bande dessinéesont tellement complets! Faut pas se détourner de ça, ni le regarderde haut!.

 

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